Le pur esprit 50

On peut être surpris, enthousiaste ou sceptique mais la découverte de l’architecture royannaise laisse rarement indifférent. Si l’on garde l’esprit ouvert, on tombe vite sous le charme de cette ville géométrique, aérée, rythmée de couleurs vives, épousant les courbes naturelles du lieu. Pourtant, la reconstruction de Royan, dans les années 50, fit naître des sentiments ambivalents. Les habitants durent faire le deuil de la ville ancienne, presque entièrement détruite par les bombardements de 1945, et apprivoiser un nouvel environnement, résolument moderne. Entièrement déblayé, le centre-ville fut en effet un terrain de création idéal pour les jeunes architectes en charge de redresser la cité. Inspirés par l’architecture brésilienne, représentée par Oscar Niemeyer, et désireux d’exprimer la vocation balnéaire de la ville, ils privilégient le confort et la modernité, systématisent l’emploi du béton et innovent en jouant sur les volumes, les lignes et la lumière. Organisé selon l’axe du boulevard Briand qui structure la ville d’hiver et la courbe du Front de mer, symbole de la station balnéaire, le centre-ville est ponctué de chefs-d’œuvre aujourd’hui classés, signés d’architectes et d’ingénieurs novateurs : l’église Notre-Dame, le marché, le temple ou le Palais des Congrès.

Articles liés

Laisser une reponse