La ruée vers l’or

L’année 1960, date de la fin de la Reconstruction de Royan, est aussi marquée par l’ouverture du boulevard maritime de la Côte de Beauté, reliant Royan à Ronce-les-Bains par la forêt afin d’autoriser la ruée vers l’or des plages de la Côte Sauvage. D’aucuns émettent cependant quelques réserves quant au bien-fondé de cette magnifique route touristique. Lucien Brochon, fondateur d'”Anchoina”, société historique, scientifique et artistique fondée dans les années cinquante à Ronce, regrette «la forêt vierge d’automobiles, de campeurs et de débris saucissonniers et souhaite conserver un coin de nature sans voitures qui foncent et sans route goudronnée? Tout doit-il être sacrifié à la manie déambulatoire?». Craintes justifiées car le triomphe insolent de l’automobile transforme, l’été, la forêt de la Coubre en un vaste parking.

Lucien Brochon souhaite également que Ronce-les-Bains, avec 600 villas et d’importantes colonies de vacances, fasse sécession avec La Tremblade, comme Pontaillac l’avait envisagé vis-à-vis de Royan, mais sans plus de succès.

Un Parisien décrit Ronce comme un enchantement qui fait penser à quelque Eden perdu, et les couchers de soleil vers Maumusson, où l’on a pu observer le fameux rayon vert, offrent des spectacles «flamboyants, éblouissants, qui font penser à quelque aquarelle japonaise».

Laisser une reponse